Mardi 17 octobre 2006
Burlesques
Ils s’agitent en vain, mimant le désespoir
Poitrines oppressées, ritournelles burlesques,
Les membres emportés se cherchent dans le noir
Un refuge oublié, l’aigreur Gargantuesque
La main s’élève puis scande - assassin pouvoir !
Cette seconde passée, gigantesque fresque
Offre à nos cœurs guerriers un puissant exutoire :
Il me vient des passions illusoires romanesques.
Perdu dans ma mansarde, je contemple le vide
Epicure me pardonne, voit-on les longues rides
De ces jeunes amants, abusés, condamnés,
Qui prisent la littérature, doux narcotique
Sans pressentir le souffle marin extatique
Qui bâtit la treille et psalmodia la fée.
© Alain Cioran, tous droits réservés
Par Alain Cioran
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Publié dans : autrement-dit
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